Théâtre

Le Festival Mysterium commence avec “Misa à Buenos Aires”

Solennelle la nomination de la co-cathédrale, qui a de nouveau consacré la musique comme instrument de paix

Nous sommes entrés dans la co-cathédrale sur la pointe des pieds, en effet tout semblait imprégné d’un air empreint de solennité : l’entrée, le public, la scénographie intérieure conçue par Gio Ponti, minimaliste et unique au monde, l’orchestre, le chœur, l’ambiance d’attente, la présence de l’Archevêque Monseigneur Filippo Santoro, ses courtes paroles dédiées aux Rites, à la Semaine Sainte, au Pape François, aux victimes de la guerre en Ukraine. Et puis aussi le nom du festival lui-même, « Mysterium », et le très attendu « Misa in Buenos Aires », première étape d’un voyage chargé qui se terminera le 17 avril. Tout, vraiment tout laissait présager que ça allait être une soirée extraordinaire. Inspiré par la paix. Et c’était ainsi.

Mysterium a gardé la “foi” dans son nom, ou plutôt une “revue d’événements de foi, d’art, d’histoire, de tradition et de culture” conçue avec soin et une grande attention pour devenir l’événement le plus important, préparatoire et collatéral aux Rites de la Semaine Sainte , une grande source de fierté pour Taranto.

Et puis “Misa a Buenos Aires”, pour voix, chœur, cordes, piano et bandonéon, signé par le maestro argentin Martin Palméri (composé en 1995/1996) également connu sous le nom de « Misatango », il se présente comme une œuvre difficile, complexe, solennelle entre les rythmes syncopés et les harmonies dissonantes du tango, déclinant une grande variété de mélodies expressives soudaines. Dans l’exécution qui ne laisse aucune pause et demande une concentration maximale, le style musical du tango argentin se confronte et se fond admirablement avec le texte “sacré” de la messe latine. La “Misa” est dédiée au Pape François précisément parce qu’elle est inspirée par la paix ».

Grand succès et standing ovation pour le Magna Grecia Orchestra dirigé par le Maestro Gianluca Marcianò et le LA Chorus dirigé par le Maestro Luigi Léoavec Mario Stefano Pietrodarchi au bandonéon, la mezzo-soprano Elena SerraLe pianiste Michèle Renna. Outre l’archevêque Monseigneur Filippo Santoro, le président du comité scientifique du festival Mysterium, le Dr. Donato Fusillo et le directeur artistique du festival, Maestro Pierfranco Semeraro.

En introduisant ce premier événement, le directeur artistique de l’Orchestre Magna Grecia, Maestro Piero Romano a rappelé : « avec cette édition du Mysterium nous souhaitons travailler pour la paix avec les outils dont nous disposons : dialogue, partage, émotion ; la musique est un extraordinaire instrument de paix » ; lors de la revue nous déclinerons le sacré dans différents styles et genres, de la « Misa Criolla » de Ramirez, aux événements avec des musiques de Strauss et Mahler, pour finir avec la Neuvième Symphonie de Beethoven qui clôturera le Mysterium.

Avant l’ouverture du Mysterium, un geste grandiose et raffiné : de belles fleurs et des voeux pour l’anniversaire du directeur du MARTA, le Dr. Eva degl’Innocenti. Ce n’est pas un hasard si un programme complexe complémentaire à l’exposition sera réalisé au Musée Archéologique National: “Rites et Mythes à MARTA”, visites thématiques guidées et itinéraires, par l’archéologue Silvia De Vitis.

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