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Mediterraneo Radio Festival : si Catanzaro devient la ville de la musique pendant une semaine

Peut-être que la musique, comme la littérature, est le lieu où l’on ne ment jamaisle lieu où l’on se retrouve, où l’on devient communauté, dans un dialogue étroit et profond avec l’âme. La Calabre est le lieu choisi de la semaine musicale de la III édition du Mediterraneo Radio Festivalet Catanzaro, pendant sept jours, est devenue, à travers le prisme de la musique, une sorte d’Euphonie (pour se souvenir du conte fantastique de Berlioz), une ville utopique où toute action humaine tourne autour de la musique. Mais que dit le directeur artistique du Festival, Maestro Filippo Arliané à Cosenza en 1989, diplômé en piano à l’âge de 17 ans au Conservatoire Vibo Valentia et depuis lors une carrière de concertiste et didactique, avec des prix et des récompenses et des initiatives louables pour promouvoir l’éducation musicale chez les jeunes.

En Calabre Arlia, qui vit à Belmonte Calabro et a récemment été nommée conseillère artistique du prestigieux Festival ElJem en Tunisie (la première collaboration débutera avec September Symphonique dans l’amphithéâtre romain d’ElJem, patrimoine de l’Unesco), a fondé l’Orchestre Philharmonique de Calabre et dirige le Institut supérieur d’études musicales Tchaïkovski de Nocera Terinese, qui accueille de jeunes musiciens de diverses régions du sud de l’Italie et du monde entier.

Musique pour se sentir solidaireainsi le Conservatoire Tchaïkovski lui-même a promu et soutenu, en partenariat média avec Radio Rai 3, le Festival de la Radio Méditerranée (tous les spectacles ont été enregistrés et seront bientôt diffusés sur Rai Radio 3), proposant une programmation riche et une rencontre heureuse entre les grands de la scène internationale la musique classique et les jeunes talents du Conservatoire de Calabre.

De nombreux artistes se sont produits pendant le festivaldu “San Carlo Scala Ensemble” avec les solistes du Teatro della Scala et du Théâtre San Carlo (Maria Grazia Schiavo soprano, Maria Josè Lo Monaco mezzo soprano, Fabrizio Meloni et Luca Sartori aux clarinettes, Francesco Mattioli et Jorge Monte de Fez aux cors, Giuseppe Settembrino au basson, Enrico Corapi à la contrebasse et Francesca De Mattia au piano) au « Quartetto Noûs » avec Fabrizio Meloni, première clarinette du Teatro alla Scala, accompagné de Marilù Grieco à la flûte et Elena Gorna à la harpe ; des chambristes de l’Orchestre Philharmonique de Calabre dirigés par Massimo Belli aux Vents de l’Orchestre Philharmonique de Calabre dirigés par Vincenzo Mariozzi. Particulièrement intenses sont le « Récital pour deux pianos » de Filippo Arlia et Nico Fuscaldo et le dialogue du Maestro Roberto Cappello avec Liszt et Schubert. Grand final avec un hommage au 100e anniversaire de la grande soprano Renata Tebaldi (1922-2004).

Mais de Catanzaro Maestro Arlia qui, entre autres, en 2008 avec le bandonéoniste Giuseppe Scigliano a créé le “2ttango”, un ensemble dédié au tango dans le monde, a lancé un appel sincère : que les retards absurdes de l’administration provinciale de Catanzaro sont surmontés qui empêchent la nationalisation du Conservatoire de musique Tchaïkovski de la capitale de la Région Calabre (pour doubler l’importante réalité de Nocera Terinese). La démonstration concrète d’une Calabre qui sait grandir sur elle-même, récupérer les traditions et multiplier les compétences, la créativité et les opportunités d’emploi. Il serait très grave de le faire sombrer dans les marécages bureaucratiques habituels.

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